Feux entreprises

Les établissements couvrent les activités commerciales, artisanales, médicales, agricoles et industrielles. Ils sont soumis ou non à la réglementation sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement.

L’incendie sur les lieux de travail est d’actualité constante.

Les incendies peuvent tuer le personnel, la clientèle et aussi les entreprises qui dans 70 % des cas ne se relèvent pas des conséquences économiques et psychologiques du sinistre. La lutte contre les incendies de forêt s’inscrit dans la démarche globale de l’évaluation et de la prévention du risque incendie.

Les activités économiques doivent s’installer et s’exercer avec pré- caution dans les zones forestières et les espaces ruraux ou périurbains où la biomasse* a un fort potentiel d’inflammabilité* et de combustibilité*. Du commerce ambulant à l’entrepôt de grande distribution, de l’apiculture à la coopérative agricole, de l’atelier soumis à déclaration à l’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement soumise à la directive Seveso, toutes les activités économiques sont intrinsèquement exposées au risque feu.

La forêt peut transmettre le feu à l’intérieur de l’établissement. L’établissement peut transmettre le feu à la forêt.

Toutes les voies de propagation doivent être examinées et les scenarii de feux entrants et de feux sortants doivent être décortiqués et par anticipation neutralisés. Il est à noter que les incendies dans les entreprises petites ou grandes – ainsi que dans les domiciles privés – surviennent souvent dans les jours qui suivent une panne antérieure et la réparation en urgence à l’écart des consignes habituelles de maintenance.

Considérés comme un risque naturel par l’article L562-1 du code de l’environnement, les feux de forêts ne rentrent pourtant pas dans la catégorie des catastrophes naturelles pour le ministère de l’économie et des finances au motif qu’ils sont assurables au titre de la garantie de base et que souvent ils sont causés par une négligence ou une criminalité humaine. Le statut de calamité agricole lui est aussi refusé bien que les exploitants agricoles soient souvent directement ou indirectement pénalisés par les conséquences des incendies de forêt.